Abel Gabert
Prêtre et compositeur dauphinois

1861 - 1929


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orgues en Dauphiné

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au 31 décembre 2007
Extraits du second CD
Messe du Rosaire, Motets et pièces d'Orgue

Biographie

C'est une figure assez unique en son genre que celle d'Abel Gabert. Il semble bien en tout cas que ce soit le seul prêtre du diocèse de Grenoble qui se soit fait connaître comme compositeur. Sa biographie déjà n'est pas banale pour l'époque, qui le conduira de la Côte Saint André à Washington.
Il est né en 1861 à Longechenal, petit village à quelques kilomètres de la Côte Saint André où il entre au Petit Séminaire en 1872. C'est un élève particulièrement brillant, mais il montre surtout une attirance très forte pour la musique. Est-ce l'influence de cet illustre côtois, Hector Berlioz, qui fut d'ailleurs lui aussi petit séminariste quelques temps? Toujours est-il qu'aussitôt après son ordination, le voilà de retour à la Côte Saint André, cette fois comme maître de chapelle. C'est bientôt la communauté toute entière qui devient une gigantesque chorale, à laquelle il communique son enthousiasme pour le grégorien, la musique palestrinienne, mais aussi les nouveaux cantiques en français. Par dessus tout, il compose, et lors du salut solennel du dimanche après-midi, un public nombreux et admiratif découvre presque chaque semaine un nouveau motet, une hymne ou même une cantate pour les grandes fêtes. Mais il ambitionne davantage. En 1894, il monte à Paris se mettre à l'école des grands maîtres de la capitale, et devient aussi maître de chapelle à l'église Notre Dame de Plaisance. Très vite, son style va évoluer. De cette époque datent des oeuvres plus ambitieuses, par exemple la Cantate qui sera exécutée à la Cathédrale de Grenoble en novembre 1896 avec 400 exécutants, pour le jubilé de Mgr Fava. Mais l'heure approche où sa carrière doit prendre un tournant décisif. En 1907, il s'installe aux Etats-Unis comme maître de chapelle à l'église de l'Assomption de Morristown, dans le New-Jersey, puis devient professeur à l'Université Catholique de Washington, dont il est fait Docteur Honoris Causa. Il achève alors la composition d'une série de dix messes chorales, dont une grandiose messe de Noël, unissant deux choeurs et deux orgues.
Il regagnera la France en 1925 et passera ses quatre dernières années comme Maître de Chapelle de la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble et professeur au Grand Séminaire.